venerdì, Luglio 30

Burundi: Thierry Kubwimana, un meurtre à l’ombre du commerce illégal de l’or congolais L’histoire compliquée qui reflète le climat de terreur et le haut niveau de criminalité atteint par la junte militaire de Gitega qui maintient le pouvoir avec les armes

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Thierry Kubwimana, un jeune ancien directeur tutsi de la commercialisation des produits d’une société minière russe opérant au Burundi est assassiné par des inconnus à son domicile de Gasekebuye, région de Misaga, Bujumbura entre la nuit du 24 et 25 novembre 2020. Près de deux mois plus tard, l’arrestation de l’épouse du défunt: Christa Kaneza qui a un bébé âgé de quelques mois à peine. Le mandat d’arrêt est signé par Pierre Nkurikiye. Selon la version officielle, les trois auteurs matériels du crime (arrêtés à leur tour): Jean Paul Ndibanje, Emmanuel Niyongabo et André Minani alias Feredi ont désigné l’épouse de la victime, Mme Kaneza, comme l’instigatrice du meurtre, classée comme un crime passionnel.

Cette actualité criminelle cache en fait un thriller international lié aux hautes figures du régime, à l’or maudit du Congo, à la Russie tandis que de loin on sent puanteur de la mafia italienne. Une exécution d’État ordonnée par pas moins que le Premier Ministre Alain Guillaume Bunyoni. Il s’agit de la version alternative à celle de la querelle de famille qui s’est soldée par une tragédie, fournie par une source établie et fiable, avec de nombreux détails et témoignages reçus par notre rédaction. Après les vérifications nécessaires, nous publions l’histoire compliquée qui reflète le climat de terreur et le haut niveau de criminalité atteint par la junte militaire de Gitega qui maintient le pouvoir avec les armes. Les preuves ont été jugées originales par le site d’information de l’opposition burundaise Burundi Daily Net.

Le site d’information Iwacu mentionne également l’épisode, se limitant cependant à la version fantaisiste de la police. Bien qu’il ait connaissance des preuves indiquant autres motifs et mandats, Iwacu n’est pas en mesure de garantir une information libre et indépendante, car sa rédaction est depuis 2016 étroitement surveillée par la junte militaire qui utilise le journal comme un simulacre d’information indépendant dans le pays. Tout ce qui est publié dans Iwacu passerait d’abord entre les mains de la censure du régime Hutupower.

«Thierry Kubwimana a été tué par le sinistre gang des Généraux au commande de la junte militaire simplement parce qu’il était au courant de leurs intrigues dans le commerce illégal du minéraux du Congo. Les responsables sont le maréchal général Alain G Bunyoni, Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika, IldephonseHabarurema alias King-Kong, chef du service national des renseignements et inspecteur général adjoint de la police et Christophe Manirambona alias Wakenya. La querelle de famille qui s’est soldée par une tragédie et l’accusation portée contre sa jeune épouse de l’avoir tué ne sont rien de plus qu’une fausse direction des preuves », explique l’informateur. Son épouse Christa Kaneza a été emprisonnée à Mpimba et n’est en vie que grâce à une campagne de sensibilisation en sa faveur diffusée sur les réseaux sociaux.

Essayons de comprendre la dynamique et les motivations d’un autre meurtre d’État. Formé en Russie, Thierry Kubwimana a été embauché par une société minière russe à son retour chez lui. Après quelques années de travail, Thierry décide de l’abandonner pour créer sa propre entreprise dans le domaine du commerce, import / export avec son père.

Compte tenu de ce qu’il avait appris lors de son emploi dans la société russe, la bande de criminels au pouvoir tente de le dissuader, en vain. Thierry a été contacté en personne par téléphone par le Premier Ministre Bunyoni qui lui a demandé de rester à son poste, mais Thierry Kubwimana a décliné l’offre. C’est alors que Bunyoni, Ndakugarika, King-Kong et Wakenya ont décidé d’éliminer le témoin par crainte de chantage ou, pire encore, qu’il révélerait ce qu’il savait à l’opposition, à la presseétrangère ou aux bureaux diplomatiques.

À l’heure actuelle, le Burundi est sorti d’une surveillance étroite de l’ONU et, trouvant des partisans au sein de la diplomatie européenne présente à Bujumbura, tente de persuader l’UE de réactiver la coopération et l’aide économique bloquées depuis 2016 en raison de la nature violente et criminelle du régime. L’idée du assassinat de Kubwimana a été de réactiver le plan utilisé pour tuer Ernest Manirumya, qui a également été éliminé par le CNDD-FDD en tant que détenteur d’informations sur le trafic de minerais et d’armes.

Un crime passionnel est mis en scène, jetant son partenaire en prison pour dissimuler un crime d’État. Une tactique qui rappelle l’étrange meurtre du médecin italien de 65 ans Franco De Simone, chirurgien résidant au Burundi depuis des années, tué à son domicile dans la nuit du dimanche 2 juillet au lundi 3 juillet 2017. Un coupable a été identifié: son partenaire burundais, lui aussi immédiatement incarcéré. Selon la presse locale de l’époque, la femme, burundaise de nationalité suédoise, aurait été la compagne du médecin (comme l’ont confirmé des sources de l’hôpital de Kira où le médecin avait exercé), mais la relation aurait été houleuse. Comme l’a confirmé le porte-parole de la police sur Twitter: “La victime avait confié à des amis qu’elle avait reçu les jours précédents de la femme arrêtée, avec laquelle il avait des désaccords et des menaces de mort”.

La version officielle (crime à but lucratif) serait arrosée de tous côtés car le meurtre de notre compatriote était l’œuvre d’un professionnel selon des sources diplomatiques africaines. Le coup de couteau dans le cœur avait été infligé par un seul coup de stylet. En règle générale, une grande compétence est requise dans l’utilisation de cette arme de coupe particulière qui n’est pas présente dans les ustensiles de cuisine normaux. Le Dr De Simone semble avoir pratiqué l’autopsie des trois religieuses italiennes (Lucia Pulici, Olga Rachietti et Bernadetta Boggian) assassinées dans la nuit du 7 au 8 septembre 2014 sur ordre de Nkurunziza en septembre 2014 pour avoir découvert au Sud-Kivu le l’entraînement militaire des milices Imbonerakure (à l’époque officiellement la section jeunesse du CNDD-FDD) garanti par les terroristes rwandais des FDLR.

Dans les deux événements sanglants impliquant nos compatriotes, le Ministère italienne des Affaires étrangères, contacté par les médias italiens, a déclaré que les cas étaient traités en contact étroit avec l’Ambassade d’Italie à Kampala, en Ouganda (autorité territoriale du Burundi et du Rwanda) et avec les familles des compatriotes auxquels toute l’assistance nécessaire serait fournie. Sept ans après le meurtre des trois religieuses et 4 ans après le meurtre du docteur De Simone, les dossiers restent non résolues et sans justice.

La traînée de sang qui a également impliqué les citoyens italiens semble tourner autour de l’univers CNDD-FDD et des louchesentrepreneurs étrangers qui profitent des fortunes futures grâce au blanchiment d’argent, à la négligence économique, à la mauvaise gouvernance, au manque de justice, à la corruption, en bref, l’environnement d’affaires idéal pour la Mafia internationale. Nous rappelons que les liens avec la mafia italienne remontent aux années 80 avec le deuxième président de la République Jean-Battiste Bagaza.

Dans l’affaire Thierry, le jeune Tusti aurait refusé les demandes de Bunyoni de produire de fausses preuves et inculper la société russe pour l’acquisition du marché et aurait par la suite décidé de démissionner. Les assassins envoyés par Bunyoni auraient agi avec la complicité des employées de maison de la victime. Immédiatement arrêtés par la police, ils ont été libérés par Bunyoni lui-même. Christa Kaneza, sa femme, aurait été arrêtée et accusée d’avoir tué son mari lorsque le gang de criminels de Gitega a appris que sa famille était en route pour découvrir le lien entre la mort de son mari et le commerce de l’or. La famille de Kaneza aurait obtenu des révélations d’une personne impliquée dans le meurtre et se serait ensuite échappée.

La junte militaire a tenté de cacher l’histoire, mais les détails et les preuves sont parvenus à l’étranger et ont progressivement attiré l’attention du public international. La sagesse populaire enseigne que lorsque quelque chose n’est pas clair, trois voies doivent être suivies: le pouvoir, l’argent et les femmes. Dans l’assassinat de Thierry Kubwimana, ainsi que pour les trois religieuses et le médecin italien, le pouvoir et l’argent sont le chemin commun. Pour le blanchiment d’argent, les femmes.

Depuis l’arrivée au pouvoir du CNDD-FDD, et de son leader, le chef de guerre Pierre Nkurunziza (2005), le parti avait déjà subi une mutation importante. En abandonnant la motivation idéologique, le CNDD-FDD s’était progressivement transformé en un groupe d’affaires mafieux par des purges physiques de divers cadres politiques et militaires. Le trafic d’or du Congo a toujours été l’activité favorite de tous les Hiérarques de la Junte Militaire, à l’époque fidèles chiens de garde du dictateur Nkurunziza. L’alliance entre le CNDD-FDD et les FDLR ne repose pas seulement sur un héritage idéologique commun : le Hutupowermais, surtout, sur les colossales transactions de trafic d’or qui ont eu lieu au cours des 15 dernières années. On parle de millions et de millions de dollars.

Le Burundi est le troisième plus grand centre de recyclage des minerais exportés illégalement du Congo. Les deux autres sont Entebbe – Ouganda (encore une fois pour l’or) et Kigali pour le coltan. Ce dernier a récemment signé des accords avec le président Tshisekedi pour transformer les raids au coltan d’illégal en légaux. Ce record a attiré des entreprises russes dirigées par des aventuriers et des organisations criminelles internationales, dont la Mafia sicilienne et la Camorra. Le blanchiment d’argent international au Burundi est un suspect qui harcèle Interpool et plusieurs polices africaines dans la région. Les organisations criminelles étrangères agiraient au Burundi par l’intermédiaire«d’hommes de confiance». Certaines d’entre elles sont accompagnées de femmes locales très proches du CNDD-FDD. Le facteur féminin entre en jeu, créant des actions et des réactions apparemment illogiques mais en réalité en faveur du régime auquel ces femmes sont idéologiquement liées.

L’assassinat par l’État de Thierry Kubwimana, en plus du drame personnel de leurs familles respectives et d’une innocente veuve et mère en prison, révèle l’iceberg d’une économie criminelle dirigée par le gang “Gitega Rats” qui est base du récent plan de privatisation des entreprises publiques annoncé par le général Neva. Excellente source de blanchiment d’argent des généraux et des organisations criminelles étrangères et source d’emploi pour les militants du parti et les miliciens Imbonerakure.

Le Parlement européen à la lumière de ces preuves et du constat de la violation des droits de l’homme au même rythme que ceux enregistrés dans les dernières années de Nkurunziza, devrait revoir l’enthousiasme de certains de ses diplomates en poste au Burundi qui publient des communiqués de presse trop émotifs et antithétiques. avec un langage diplomatique sobre et équilibré. Communiqués de presse, étonnamment en faveur du régime qui n’aurait pas été apprécié au Parlement européen comme le rapportent des sources internes. Selon ces sources, la délégation de l’UE au Burundi aurait présenté des explications au Parlement européen dans le ton du message de fin d’année adressé à la junte militaire, jugée trop «colorée» et «amicale».

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