giovedì, Ottobre 21

Burundi: Le régime nomme président Evariste Ndayishimiye, contre la volonté popolaire Dans un Bujumbura blindé militaire, le club hôtelier du Lac Tankanika, l'entrepreneur napolitain Alfredo Frojo, a accueilli la cérémonie de publication des résultats «partiels» des élections

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En une ville, Bujumbura, blindée militairement, s’est déroulée dans les installations hôtelières de l’homme d’affaires napolitain Alfredo Frojo: Hotel Club du Lac Tankanika, la cérémonie de publication des résultats “partiels” des élections présidentielles, législatives et municipales du 20 mai. La cérémonie s’est ouverte par une séance de prière et le discours officiel du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Pierre Claver Kazihise, qui a réapparu après sa mystérieuse disparition. Selon des sources accréditées, Kazihise a été placé sous “protection” par des miliciens Imbonerakure le vendredi 22 mai pour éviter éventuelles pressions ou menaces de l’opposition.

Les données provisoires de l’élection présidentielle attribuent 68,72% des voix au Général Majeur Evariste Ndayishimiye. Le candidat de l’opposition suit: Agathon Rwasa avec 24,19% de préférences et l’ancien parti ethnique tutsi Union Nationale pour le Progrès (UPRONA) avec 1,64%. Le président de l’UPRONA a félicité le général Evariste pour sa victoire en se déclarant prêt à participer au nouveau gouvernement si on lui demandait de le faire.

Les résultats de la Présidentielle donnent un net avantage du parti au pouvoir: le CNDD-FDD basé sur l’idéologie HutuPower de la domination ethnique Hutu. Les résultats des municipalités seront annoncés dans les bureaux individuels de la CEPI (Commission Electorale Provinciale Indépendante). Détail non secondaire puisque la CNL dispose de centaines de processus électoraux municipaux originaux qui démontrent clairement sa victoire. PV sauvés aux flammes après avoir été remplacé par ceux “retouchés” par la CENI sous la surveillance étroite des miliciens Imbonerakure.

Immédiatement après la cérémonie, le Général Majeur Evariste Ndayishimiye a déclaré que la victoire du CNDD-FDD n’est pas la victoire des “Bagumyabanga” mais de tous les Burundais.

Tous les candidats, représentants religieux et diplomates avaient été invités à la cérémonie. Le seul présent était un candidat présidentiel indépendant. Refuser l’invitation était un choix obligatoire étant donné la signification symbolique claire de la cérémonie. En fait, les résultats n’ont pas été donnés par le bureau de la CENI comme cela arrive dans tous les pays du monde mais dans une structure d’hôtel privé appartenant à un étranger entouré de centaines de soldats en état de guerre. La cérémonie a été filmée en direct sur Facebook par une station de radio privée: Radio Scolaire Nderagakura.

Alors que la cérémonie avait lieu (définie par la population comme une véritable farce), la ville de Bujumbura était sous le contrôle de l’armée et de la police dotés des armes lourdes de guerre et soutenue par les milices Imbonerakure avec une machette à la main. La veille au soir, ces milices à Bujumbura ont attaqué plusieurs militants du CNL les blessant avec une arme blanche et ont lancé diverses grenades sur la colline de Kiri, municipalité de Bugabira, province de Kirundo (nord du Burundi). Violences qui voulait être un avertissement à la population. Selon des témoins sur place à partir de dimanche, les miliciens Imbonerakure répètent à la population: “N’osez pas descendre sur la place pour protester sinon nous vous massacrerons“.

Pour le moment, aucune réaction officielle n’est venue du vrai vainqueur des élections: Agathon Rwasa, chef du Congrès de Libération Nationale (CNL). On ne sait pas exactement s’il se trouve à l’intérieur de sa résidence (entouré de centaines de soldats pour les empêcher de sortir) ou s’il se trouve ailleurs. L’auto-nomination du régime sur la base d’une fraude électorale évidente avait déjà été prévue par Rwasa lors d’un entretien avec le journal burundais Iwacu dont nous rapportons les passages les plus significatifs.

Dans l’interview, le leader du CNL est ferme dans ses positions. Son parti a rapporté la victoire électorale comme en témoignent les premières données publiées par la CENI avant que le régime n’intervienne pour bloquer toute information et commencer l’opération de falsification électorale massive.

« Le triple scrutin de ce 20 mai 2020 ne s’est pas déroulé dans des conditions normales pour une élection dite démocratique. C’est un scrutin qui a été émaillé de beaucoup d’irrégularités graves. A commencer par le fait que les mandataires du parti Cnl, dans certains endroits, ont été malmenés, battus, arrêtés et jetés en prison. Nous avons assisté à des votes multiples de certains membres du parti au pouvoir. Même au moment du décompte des voix, des mandataires des partis politiques, surtout du Cnl, ont été chassés. Nous avons aussi relevé une énorme irrégularité : des gens ont été sommés de signer des procès-verbaux vierges pour être complétés par après de façon fantaisiste. » Rwasa informe dans l’interview.

« Les résultats donnés par les médias publics sont des résultats fabriqués et qui ne sont pas fiables. Les quelques PV que nous avons pu collecter ne correspondent pas avec ceux qui sont proclamés par les médias. – Continue Rwasa – La Ceni s’est refusée à afficher les listes électorales. Nous avons signalé qu’il y a eu de multiples cartes d’électeurs qui sont restées dans les mains des administratifs. Et le jour du scrutin, des chefs de colline les ont distribuées à des individus. Les mêmes chefs de colline ont, en moyenne, distribué 50 procurations à chacun. C’est gravissime »

« Maintenant, si la population décide un changement, il faut respecter le choix du peuple. C’est ce que nous demandons aux différents compétiteurs, aux organes gestionnaires de ce processus, aux forces de l’ordre, aux autorités administratives et judiciaires. Il est hors de question d’abuser de son pouvoir pour pérenniser un système qui a failli à sa mission. Après tout, la mission de tout pouvoir est de protéger d’abord ses citoyens et leurs biens. Les gens sont kidnappés, des cadavres retrouvés et les enquêtes de la police n’aboutissent jamais. Faut-il laisser encore les criminels s’en sortir comme ils veulent et faire la loi ? L’Etat doit être le détenteur du pouvoir réel. C’est à quoi les Burundais aspirent. »

Dans l’interview, Rwasa informe qu’il attendra les résultats finaux de la CENI. En cas de résultat résultant d’une fraude électorale, il ferais recours chez la Cour Constitutionnelle. Maintenant, les données provisoires ont été publiées. Il est prévu que la publication des résultats finales ne suivra pas. Le recours devant la Cour constitutionnelle semble être un simple exercice de forme puisqu’il est contrôlé à 100% par le dictateur Nkurunziza. Les prochains mouvements d’Agathon Rwasa sont inconnus. Ce qui est certain, c’est que la saga dramatique des élections ne se terminera pas avec la proclamation de la victoire du général Evariste.

Interrogé s’il ne craint pas pour sa sécurité personnelle, Rwasa répond: « Je suis préoccupé par la sécurité de tous les Burundais. Dans un pays où le désordre s’est érigé en maître, tout est à craindre. Cependant, l’heure n’est pas de céder à la panique. J’imagine que je dois jouir de mes droits. Parmi ces droits, il y a le droit d’opinion. Si les Burundais s’expriment par rapport à ce qu’ils vivent, ce n’est pas un crime. Personne ne devrait être inquiété pour cela. Au contraire, le parti au pouvoir et le régime lui-même devraient essayer de faire une introspection. 15 ans de pouvoir, 15 ans de torture morale et physique de toute une population, 15 ans de paupérisation, 15 ans de toutes sortes de misères pour les Burundais, devrait-on en ajouter encore ? Ne faudrait-il pas laisser ce peuple libre pour que notre pays puisse pousser un ouf de soulagement et s’embarquer sur la voie du progrès et du développement ? »

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