lunedì, Giugno 14

Burundi: Imbonerakure Day: massacre sans précédent de civils Combats dans diverses régions du pays. Les attaques ne sont pas seulement menées par les rebelles de la formation partisane Red Tabara. Il s'agirait d'attaques coordonnées impliquant la formation historique des Hutu FNL. Offensive militaire coordonné par Agathon Rwasa

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L’une des conditions posées par l’Union Européenne pour annuler les sanctions économiques qui détruisent le système économique et financier du Burundi depuis 2016 a été la démilitarisation des Imbonerakure, la jeunesse du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, transformé en milice paramilitaire. Le président Evariste Ndayishimiye n’a jamais officiellement admis l’utilisation militaire de cette organisation ni promis sa démilitarisation.

Pourtant, au début du mois d’août, la nouvelle est arrivée de l’ancienne capitale Bujumbura. Le régime été en train de mettre sous contrôle ces miliciens, qui sont depuis 2017 les principaux auteurs des différents massacres ordonnés contre des opposants politiques et plusieurs civils sans défense. Des sources locales ont affirmé que de nombreux chefs de cette milice qui contrôlaient les quartiers de Bujumbura ont été réduits. Les attaques et les meurtres ont considérablement diminué.

Les informations ont été vérifiées et correspondaient à la vérité ouvrant ainsi un nouveau scénario dans la dramatique saga burundaise. Divers indices semblaient conduire à la conclusion que le régime avait décidé de sacrifier les miliciens Imbonerakure pour obtenir la fin des sanctions européennes et pouvoir sauver économiquement le pays.

Malheureusement, toute la répression de cette milice s’est avérée être un bluff. Si à Bujumbura il y a eu de réelles actions gouvernementales pour réduire le pouvoir excessif des Imbonerakure, dans les autres villes et dans les campagnes, les meurtres de civils par ces miliciens ont triplé. Les principales cibles de ces exécutions extrajudiciaires sont pour la plupart des citoyens hutus qui sont des militants ou des sympathisants du principal parti d’opposition CNL dirigé par Agathon Rwasa, le véritable vainqueur des élections du mai dernier.

L’utilisation des Imbonerakures dans les opérations militaires n’a pas non plus cessé. En fait, des centaines d’Imbonerakure ont été utilisés dans les batailles contre la formation rebelle Red Tabara qui ont eu lieu les 23 et 24 août dans la localité de Gahuni, municipalité de Bugarama, province de Rumonge (sud-ouest du Burundi) et dans la municipalité de Mugamba, province de Bururi. Ces milices étaient flanquées par la police nationale.

Un élément encore plus inquiétant et nouveau a été l’utilisation des Imbonerakure dans une nouvelle tactique militaire adoptée par le régime contre la rébellion armée. Pour la première fois, le régime applique la tactique de représailles sur les civils à l’instar des forces spéciales nazies «Schutzstaffel» (SS) dans les pays européens occupés pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre le 23 et le 25 août, les victimes des Imbonerakure auraient atteint plus de 100 personnes, accusées de soutenir les forces rebelles.

Après cette première orgie sanglante, la situation semblait s’être calmée. Samedi 29 août a été célébré le Imbonerakure Day (le jour des Imbonerakure), une fête pour les jeunes du CNDD-FDD qui se tient chaque année depuis 2017. Afin de ne pas effrayer la population de Bujumbura, le régime a choisi Gitega la nouvelle capitale burundaise comme lieu de fête.

Imbonerakure Day a prouvé hors de tout doute que le régime n’a aucune intention de réduire les effectifs de cette milice paramilitaire. Au contraire, elle reste le pilier de la défense territoriale et le principal instrument de répression de la population.

La manifestation s’est ouverte par un défilé militaire qui avait clairement pour objectif une démonstration de force. Le défilé, qui partait de la gare routière Zege, s’est terminé dans le centre de Gitega. Des milliers de miliciens ont défilé en scandant des slogans louant leur puissance militaire, leur invincibilité et lançant des slogans offensifs contre le Rwanda et le président Paul Kagame.

Après avoir honoré la mémoire du sanglant dictateur Pierre Nkurunziza décédé de Covid-19 le 8 juin dernier, les Imbonerakure ont assisté aux différents discours de leurs dirigeants, autoritésgouvernementales et ministres. La plupart des discours concernaient l’association de la lutte ‘partisane’ des milices FDD pendant la guerre civile (1993 – 2004) et le rôle actuel de défense de la patrie et du parti confié à ces jeunes miliciens. Des discours imprégnés d’idéologie HutuPower et de haine raciale à la fois contre la minorité tutsie et contre les militants du parti d’opposition CNL défini comme ‘des chiens à tuer’.

Les chefs militaires des Imbonerakure dans leurs discours ont souligné le rôle de cette milice dans ‘le renforcement de la paix et de la sécurité’ dans le pays en se prétendant un rempart contre les agresseurs tutsis au Rwanda. Le rôle patriotique exercé par ces miliciens a été confirmé lors du discours du secrétaire général adjoint du CNDD-FDD, Joseph Ntakarutimana, qui a promis la construction d’une myriade d’écoles dans chaque province du Burundi.

Le discours le plus éloquent qui a dissipé les doutes sur les relations entre le régime et les Imbonerakure a été celui du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Ezechiel Nibigira, envoyé à Gitega en tant que représentant du président. Le Ministre a exhorté les jeunes du parti à remplacer l’armée régulière et à tuer sans pitié tous les opposants du Pays. Il a également invalidé l’ordre émis par le gouverneur de la province de Kayanza qui, en juillet, avait interdit aux milices Imbonerakure d’effectuer des patrouilles de nuit. «Les Imbonerakure et non les policiers ou les soldats sont les meilleurs patriotes pour garantir la sécurité jour et nuit dans notre pays».

La journée des Imbonerakure a été observée très attentivement par la diplomatie occidentale car elle représente une preuve claire que cette milice paramilitaire reste et restera le pilier de la répression de la Gang des assassins de Gitega.

Des témoignages horribles émergent sur le violances des Imbonerakure dans les lieux où les combats ont eu lieu les dimanche 23 et lundi 24 août. Les massacres de civils ont repris le mercredi 26 août. Près de 180 femmes, hommes et enfants auraient été arrêtés puis tués par les milices Imbonerakure pour se venger de la défaite contre le Red Tabara. Parmi eux se trouvent les enseignants des écoles élémentaires et le personnel sanitaire des dispensaires ruraux. Tout le monde est accusé de sympathiser et d’aider les rebelles.

Les arrestations et massacres perpétrés par les Imbonerakure sont menés sous la supervision des unités des terroristes FDLR rwandais qui contrôlent la Police nationale et des agents des renseignements burundais qui répondent aux ordres du Premier Ministre Alain Guillaume Bunyoni. Des témoins rapportent que des dizaines de corps de civils horriblement mutilés avec des machettesgisent le long des rues et des champs des municipalités de Bugarama et Mugamba. Le massacre de civils ordonné par le régime et perpétré par les Imbonerakure serait l’acte de sang le plus grave et le plus répandu depuis la répression des manifestations populaires qui a eu lieu en avril 2015.

Parallèlement à cette orgie génocidaire de sang, lePays connaît d’intenses affrontements armés dans au moins 10 localités du Burundi. Au-delà des communes de Bugarama et Mugamba (près de la province de Bujumbura Rural et de l’ancienne capitale du même nom), des affrontements armés ont lieu dans les localités de Ruhoro, commune de Mukike (ouest du Burundi) où un véhicule militaire de l’armée est tombé dans une embuscade mortelle où deux officiers de la première division militaire régionale ont été tués. Seul le commandant de la division a miraculeusement survécu au massacre.
Après l’embuscade, les combats se sont étendus aux collines de Ndayi, dans la région de Bikanka et à la localité de Mujejuru de la municipalité voisine de Mugongo-Manga. D’autres combats intenses ont lieu dans les collines de Busimba, municipalité de Muramvya (centre du Burundi). Quatre cadres supérieurs du régime CNDD-FDD et le commandant militaire local des Imbonerakure ont été tués dans les collines de Kayange, municipalité de Musigati (ouest du Burundi).

Les attaques ont commencé entre la nuit du samedi 29 et le dimanche 30 août. Les observateurs régionaux supposent qu’il ne s’agit pas d’affrontements isolés mais d’un plan militaire précis car ils sont généralisés sur l’ensemble du territoire national. Bujumbura, Gitega, Ngozi et d’autres centres urbains sont actuellement épargnés par les hostilités. Cependant, on pense que les affrontements armés pourraient s’étendre à la province de Bujumbura Rural qui surplombe l’ancienne capitale.

Selon des informations préliminaires, les attaques ne sont pas seulement menées par les rebelles de la formation partisane Red Tabara. Il s’agirait d’attaques coordonnées impliquant la formation historique des Hutu FNL (Forces de Libération Nationale) et d’anciens miliciens des FNL démilitarisés pendant un certain temps.
Ce qui semble à toutes fins utiles le début d’une offensive militaire prolongée serait, selon certaines sources, coordonné par l’ancienne guérilla et vainqueur des élections présidentielles du mai dernier, Agathon Rwasa et son parti CNL. Après la fraude électorale qui a amené illégalement le Général Evariste au pouvoir, Rwasa et le CNL ont choisi de se cacher.

Les observateurs régionaux préviennent qu’il est prématuré de tirer des conclusions sur une possible libération du Pays de la dictature sanglante au pouvoir depuis 2005, même si le nombre d’affrontements et leur localisation suggèrent un plan militaire bien déterminé. Le régime a du mal à garder la situation cachée et parle maintenant d’escarmouches entre la police et les bandits, dans une tentative de minimiser la grave situation sécuritaire.

La situation se détériore également dans les relations avec le Rwanda. Le régime Gitega après avoir attaqué verbalement le Rwanda en l’accusant d’être un État hypocrite et perfide, avait répandu la rumeur selon laquelle les pourparlers de paix ont repris à la demande explicite de Kigali. Deux jours après les premiers affrontements entre rebelles et miliciens du régime à la frontière burundaise rwandaise de Gasenyi-Nemba, une rencontre a eu lieu entre un représentant de l’armée burundaise: le colonel Ernest Musaba et le brigadier général de l’armée rwandaise Vincent Nyakarundi. La réunion a été facilitée par le colonel Léon Mahoungou commandant du Mécanisme militaire conjoint de vérification des frontières du CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs).

Il s’agit de la première réunion de haut niveau qui a eu lieu entre les pays jumeaux depuis le début de la détérioration des relations en 2015. Selon la déclaration du représentant de la CIRGL, la réunion a porté sur la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Dès le début, il était très étrange que la reprise des pourparlers de paix soit confiée à des militaires et non à des diplomates. Certaines sources affirment que la réunion a été convoquée exclusivement pour fixer les conditions du rapatriement d’une centaine de miliciens Imbonerakure qui ont infiltré les camps de réfugiés burundais au Rwanda dans les mois précédents et arrêtés par la police rwandaise.

Le 29 août, 500 réfugiés burundais ont été renvoyés au Burundi sous escorte armée rwandaise. Parmi eux, nos sources indiquent qu’environ 80 espions Imbonerakure ont été arrêtés ces derniers mois. La nouvelle de la rencontre entre les représentants militaires a également suscité peu d’intérêt de la part des médias régionaux et aucun média occidental ne l’a prise en compte comme un signe de détente entre Gitega et Kigali.

Dans la même période, le régime burundais a concocté une fakenews qui est devenue virale à travers les internautes congolais à Bukavu et Goma qui l’ont diffusée via WhatsApp. C’est la nouvelle que le président Paul Kagame était mourant à cause de Covid19. Pour corroborer la nouvelle, il y avait une photo d’une personne mourante hospitalisée. France24 a dévoilé les fakenews. Le président rwandais n’est pas malade et la photo a été prise en mars dernier et montre un patient chinois. Fakenews visait à créer un désordre social au Rwanda. En réponse, les renseignements rwandais ont diffusé la fausse nouvelle d’un empoisonnement du président Evariste Ndayishimiye à Bujumbura.

Dans cette phase du régime Gitega, l’utilisation intensive de Fakenews est notée avec l’intention claire de confondre et de créer un chaos total de l’information. Selon les experts, c’est une tactique imaginée par la Gang de Gitega pour masquer les énormes difficultés et leur incapacité totale à gérer le pays en faillite.

Au cours des deux premières semaines d’août, le président burundais qui se fait appeler par son nom de bataille Hutupower, le général Neva, qui apparaît également sur sa page Twitter officielle (@GeneralNeva), a entrepris une série de voyages dans le pays promettent nuovelles, rues, usines et autres ‘miracles’ sans expliquer à la population que la Banque Centrale ne disposte plus de monnaie forte et que le pays est en fait économiquement en faillite.

Le Rwanda a confirmé que Paul Rusesabagina, homme politique et chef des groupes terroristes rwandais Hutupower MRCD et PDR-Ihumure, a été arrêté grâce à la coopération internationale et expulsé vers le Rwanda, où il sera inculpé. Rusesabagina, devenu célèbre grâce au film controversé Hotel Rwanda (qui le dépeint comme un sauveur des Tutsis pendant le génocide) a été brièvement présenté aux médias lundi matin par le Bureau d’enquête sur le Rwanda (RIB).

Rusesabagina a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international et fait face à des crimes graves et documentés, notamment le terrorisme, l’incendie, l’enlèvement et le meurtre, perpétrés contre des civils rwandais non armés et innocents sur le territoire rwandais, y compris dans le district de Nyabimata – Nyaruguru en juin. 2018 et à Nyungwe – District de Nyamagabe en décembre 2018. Il est actuellement détenu au poste de police de Remera alors que son dossier est en cours de traitement conformément à la procédure pénale rwandaise. Aucune confirmation n’arrive sur le lieu de l’arrestation de ce criminel même si certaines sources indiquent le Congo voisin.

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